Les Mamelles de Tirésias

De Guillaume Apollinaire

Comédie surréaliste

Rencontres théâtrales de Bulle, 28 mai 2022 à 20h

1h

Bar et nourriture

Billets

Synopsis

Nous sommes à Zanzibar, ou bien sommes-nous à Paris? Le peuple, lui en tout cas, est de Zanzibar. 

C’est l’histoire d’un désamour. L’épouse c’est Thérèse, ou Tirésias, qui sait… Elle, ne veut pas être Mère. Le Mari, peu importe qui c’est, veut être Père, mais finira Mère. Dans l’effervescence de la devanture d’un kiosque, entre trompettes et mégaphones, meurtres et ressuscitations, arrestations de police ratées et cartomancie trompeuse, venez découvrir la folle histoire, peut-être inventée, d’un événement historique pas vraiment attesté.

@Ella Pasquier

Concept: Héloïse Clément

« Il est grand temps de rallumer les étoiles »

        Les Mamelles de Tirésias, Apollinaire            

Distribution

Bryan Oberson

Jeanne Girard

Alexandre Raemy

Sylvain Grangier

Héloïse Clément

Emile Schuwey

Florine Neuenschwander

Estelle Terry

Cynthia Blunschi

Bastien Racca

Le directeur

Thérèse-Tirésias, la cartomancienne

Le mari

Le gendarme

Le journaliste parisien

Lacouf, le Fils

Le kiosque

Presto

Le peuple de Zanzibar

Une dame

 Mise en scène, direction des comédiens, scénographie: Bryan Oberson

Dramaturgie: Bastien Racca

Création lumière: Thomas Roulin

Maquillage: Elisa Andrey

Gestion financière: Isaline Racca

Distribution

Bryan Oberson
     Le directeur

Jeanne Girard
     Thérèse-Tirésias
     La cartomancienne

Alexandre Raemy
     Le mari

Sylvain Grangier
     Le gendarme

Héloïse Clément
     Le journaliste parisien

Emile Schuwey
     Lacouf
     Le Fils

Florine Neuenschwander
     Le kiosque

Estelle Terry
     Presto

Cynthia Blunschi
     Le peuple de Zanzibar

Bastien Racca
     Une dame

Mise en scène, direction des comédiens, scénographie: Bryan Oberson

Dramaturgie: Bastien Racca

Création lumière: Thomas Roulin

Maquillage: Elisa Andrey

Gestion financière: Isaline Racca

Guillaume Apollinaire

Sous le Pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Ces quatre vers ont transcendé l’œuvre originale. Que ce soit dans les reprises de Marc Lavoine, de Léo Ferré (ou d’encore plein d’autres artistes), cette première strophe du poème Le Pont Mirabeau résonne encore aujourd’hui. Ce poème est tiré du recueil Alcools publié en 1913 par un certain Guillaume Apollinaire. Mais qui est cet Apollinaire dont on entend si souvent parler?

Guillaume Apollinaire, de son nom complet Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, naît en 1880, à Rome. Pendant les vingt premières années de sa vie, celui-ci ne cessera jamais de se déplacer de ville en ville, de pays en pays, jusqu’à s’installer à Paris en 1900. C’est dans cette ville qu’Apollinaire va se mettre à l’écriture, qui ne le lâchera pas jusqu’à sa mort en 1918.

Durant son séjour dans la ville de la lumière, Apollinaire se liera d’amitié avec de nombreux grands noms de l’époque, que ce soit Alfred Jarry, Pablo Picasso ou le Douanier Rousseau. Ce n’est donc pas une surprise de voir que Guillaume a eu une influence considérable sur le développement du cubisme et de l’orphisme, deux mouvements artistiques du début du XXè siècle. Il sera aussi le premier à utiliser le terme surréaliste pour parler de sa pièce Les Mamelles de Tirésias.

Enfin, on ne peut parler de Guillaume Apollinaire sans parler de la Première Guerre Mondiale, à laquelle il participera avant de recevoir un éclat d’obus à la tempe. Il maintiendra une importante correspondance pendant ses années de service, dont beaucoup de poèmes et de calligrammes sont aujourd’hui toujours édités.

Tirésias

Finalement, la Grèce antique ne nous quitte pas vraiment pour ce projet à représentation unique. Il est déjà annoncé dans le titre: la pièce se base sur le mythe de Tirésias, le devin aveugle de la légendaire ville de Thèbes.

Il existe plusieurs versions différentes des origines de ce mystérieux devin, mais voici la plus connue, et probablement celle qui a le plus inspiré Apollinaire à l’écriture de cette pièce: un jour que Tirésias se promenait en forêt, celui-ci tombe nez à nez avec deux serpents en plein accouplement et décide de les interrompre. Pour conséquence, celui-ci se verra transformé en femme. Sept ans plus tard, il retrouve les deux mêmes serpents et décide de les déranger à nouveau; il est retransformé en homme.

Au cours d’un débat entre Zeus et Héra autour du thème du plaisir sexuel, celui-ci décide de faire appel à Tirésias, seul être humain ayant l’expérience des deux sexes. Le devin était de l’avis du Dieu des Dieux; il explique que si le plaisir était à séparer en dix parts, la femme en prendrait neuf, tandis que l’homme n’en aurait qu’une. Héra, se sentant offensée, rend Tirésias aveugle. Malheureusement pour lui, Zeus ne peut pas déjouer la malédiction d’Héra, mais, comme lot de compensation, offre à Tirésias le don de divination.

Le personnage de Tirésias est aujourd’hui plus connu pour son apparition dans le mythe d’Œdipe et de sa famille, dans lequel le devin est le seul à savoir les origines de ce dernier. Il tente aussi de raisonner Créon au moment où celui-ci décidera de condamner Antigone pour non-respect de la loi.

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